max eisen
gerda frieberg
bill glied
joseph leinburd
faigie libman
andi reti
vera schiff
gershon willinger

The lessons of the Holocaust figure prominently in FSWC’s education programs that promote the principles of inclusion, social justice and democratic values. In addition to the important historical facts behind Nazi Germany’s murder of six million Jews, we bring this dark chapter to life through the Holocaust survivor testimonies of those who, against all odds, survived the genocide.

Since the inception of FSWC, Holocaust survivors have discussed the horrors of concentration camps at our educational workshops and events. We are deeply grateful for their participation and for their strength in sharing their difficult personal journeys with young people, with the hope it will help prevent such a horrific tragedy in the future.

We are honoured to introduce you to some of the incredible men and women who have given so much of their time to contribute greatly to Holocaust education in Canada. The short summaries below and accompanying videos offer only a brief glimpse into the lived experience of antisemitism and trauma each of these people endured in their younger years duirng Holocaust.

Sadly, with the number of survivors constantly diminishing, the day is fast approaching when there won’t be anyone left who can give first-hand testimony of the excruciating reality Jews faced under the Nazis. All the more reason it is imperative to forever preserve and revisit these stories as part of the legacy of survivors.

vera schiff

L’histoire de Vera Schiff

Transcription vidéo en français

L’Holocauste en Tchécoslovaquie

Pendant l’Holocauste, la population juive de Tchécoslovaquie subit une persécution et une destruction dévastatrices sous l’occupation nazie. Après les accords de Munich de 1938, l’Allemagne nazie annexa les Sudètes, et en mars 1939, elle occupa le reste de la Bohême et de la Moravie, transformant ces territoires en Protectorat allemand. Les Juifs de ces régions furent soumis à des lois antijuives, exclus de la vie publique, spoliés de leurs biens et contraints au travail forcé. À partir de 1941, des déportations massives vers des ghettos et des camps d’extermination comme Theresienstadt, Auschwitz et d’autres furent organisées. Theresienstadt, situé dans le Protectorat, servait de camp de transit et de propagande, où de nombreux Juifs tchèques périrent de faim, de maladies ou furent ensuite déportés vers des camps de la mort.

En Slovaquie, qui devint un État satellite allié des nazis sous le régime de Jozef Tiso, les politiques antijuives furent mises en place rapidement et de manière sévère. Environ 70 000 Juifs slovaques furent déportés en 1942, la plupart vers Auschwitz et d’autres camps d’extermination. Bien que les déportations aient été temporairement suspendues sous la pression internationale, elles reprirent après le soulèvement national slovaque de 1944 et la réoccupation nazie. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, environ 260 000 Juifs de la population pré-guerre tchécoslovaque, soit environ deux tiers, avaient été assassinés. L’Holocauste laissa une profonde cicatrice sur le pays, effaçant des siècles de culture et de communauté juives vibrantes.

La vie juive avant la guerre

La vie avant-guerre de Vera était heureuse ; elle a grandi dans la « belle et libre » ville de Prague. Son père occupait un poste élevé en tant qu’avocat au ministère des Finances, et la famille – Vera, sa sœur aînée et ses parents – menait une vie confortable de classe moyenne. La famille était assimilée à la société tchécoslovaque, et Vera subit peu d’antisémitisme jusqu’à l’invasion nazie de 1939.

Chronologie des événements marquants de la vie de Vera

1926 : Vera est née à Prague, en Tchécoslovaquie.
15 mars 1939 : Prague est envahie par l’armée allemande, la Tchécoslovaquie est occupée par les nazis.
8 mai 1942 : Vera et sa famille sont déportées à Theresienstadt.
Début 1943 : La sœur de Vera meurt d’une infection dans le camp.
1944 : Les parents de Vera meurent dans le camp.
8 mai 1945 : Vera est libérée par l’armée rouge.
1945 : Après sa libération, Vera retourne à Prague.
1949 : Vera et son mari s’installent en Israël.
1960 : Vera et sa famille émigrent au Canada.

Questions de discussion et de réflexion

- Quels signes précurseurs de l’Holocauste Vera Schiff décrit-elle avant l’occupation nazie de la Tchécoslovaquie ? Comment ces signes peuvent-ils nous aider à comprendre comment la haine et la discrimination peuvent évoluer vers une violence généralisée ?

- Comment la vie et les libertés de Vera ont-elles changé après l’occupation nazie ? De quelles manières les lois et les restrictions quotidiennes ont-elles isolé et déshumanisé les Juifs ?

- Que nous apprend l’histoire de Vera sur la résilience, la famille et le rôle des alliés (comme l’ami de son père) pendant les périodes de persécution ? Pourquoi certaines personnes choisissent-elles d’aider même lorsque c’est dangereux ?

- Quelles émotions Vera décrit-elle lors de sa libération, et quels défis a-t-elle rencontrés même après la fin de la guerre ? Ses difficultés ont-elles continué, même dans la liberté ?

- L’histoire de Vera fait maintenant partie de la mémoire nationale canadienne de l’Holocauste. Pourquoi est-il important pour les Canadiens d’apprendre les témoignages personnels des survivants – et pas seulement des faits ou des chiffres ?

Activity Suggestions

1. « La liberté n’est pas gratuite »
-
Réfléchissez à cette citation de Vera. Que veut-elle dire par là ?
- Écrivez une courte réflexion en considérant : « Comment pouvons-nous appliquer ce message à notre vie au Canada aujourd’hui ? »
- En groupes ou en classe, discutez de l’importance de protéger la démocratie et de s’opposer à l’injustice. Comment pouvons-nous faire une différence dans la société moderne ?

2. Survie et guérison
- Que dit Vera dans son témoignage à propos de son expérience de guérison et de la reconstruction de sa vie après l’Holocauste ?
- En groupes ou individuellement, recherchez ce qui est arrivé aux survivants de l’Holocauste après la guerre. Comment se sont-ils rétablis physiquement et psychologiquement ? Comment ont-ils reconstruit leur vie et découvert le sort de leur famille ?
- (Optionnel) En classe ou en groupes, discutez de la manière dont le Canada et les Canadiens peuvent aider à soutenir d’autres personnes ayant vécu des traumatismes similaires.

Andy Reti

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